HaceneMessPrésentation reportée à une date ultérieure (en raison de la maladie de l’un des comédiens).

Soyez nombreux à encourager notre artiste Hacène Messaoudène

Se retrouver préparateur de commandes, chauffeur de taxi ou livreur de pizza, au Québec, après un parcours universitaire couronné de succès et d’une carrière professionnelle confortable, peut amener tout individu à se poser des questions sur La Condition Humaine. La politique d’immigration tenait pourtant un discours plus que prometteur et miroitait la possibilité du rêve outre-Atlantique…

De l’évanouissement de ce rêve avait jailli le désir de mener une enquête sociologique sur « l’immigration choisie » qui moisit avec le temps et le rejet. En effet, la précarité de l’horizon qui s’offrait à moi avait suscité plein d’interrogations sur la sincérité du discours politique afférent au sujet précédemment cité (l’immigration choisie).
.Me disant que cette amertume ne pouvait pas toucher que ma personne, ce questionnement individuel avait suscité le désir de sonder le degré de l’extension de cette frustration. Cette réflexion était l’élément déclencheur ayant été à l’origine de l’élaboration des entretiens et de la définition du cadre de l’enquête. Ayant été finie, cette dernière avait démontré une convergence plus que évidente concernant le sentiment de déception et du leurre du discours de l’immigration.Manquant de métalangage inhérent à la rédaction de toute enquête sociologique, la dysphorie avait vite laissé émerger en moi une nouvelle frustration. Cependant, le domaine psycho-social de l’enquête, se liant de très près au théâtre où j’avais une excellente expérience, avait vite suscité le désir de la reconversion du projet d’écriture qui a donné naissance à la pièce titrée « Si le printemps revenait ». Elle s’inspire – donc – des faits réels, du vécu des uns, de l’échec et du désespoir des autres.En provenance d’Algérie, et précisément de Kabylie, la pièce suscitée émergea à une conjoncture politique où ma terre natale subissait la dépersonnalisation, l’islamisation forcée d’un côté et la christianisation de l’autre, les incendies volontaires rappelant les affres des politiques de la terre brûlée qui ne sont menées que par les colonisateurs et les agresseurs. Usant de politiques répressives, l’Algérie indépendante pousse à l’exil qui voit flétrir tout homme loin de ses racines. La difficulté de résistance à cet exil outre-Atlantique rappelle le dilemme que traduit l’expression « être entre le marteau et l’enclume ».En trois actes articulés, mettant en scène huit personnages contrastés, Si le printemps revenait emprunte les ressorts du symbolisme, où la terre se confond avec la langue, et où cette dernière fusionne à son tour avec la mère. Derrière des cas singuliers et particuliers, on accède progressivement à une vérité quasi-universelle.Comment articuler, poétiquement, dans un registre dramatique, les questions identitaires, sociales, culturelles et migratoires ? La pièce explore une piste inédite en évitant de hiérarchiser ces différentes dimensions. Elle se refuse à faire découler le social de l’identitaire ou inversement l’identitaire du social.Ce travail, en mettant au jour les clivages et les contradictions individuelles, identitaires et sociales, ne va pas ainsi sans bousculer les lieux communs et les idées reçues. À travers la thématique du mythe du retour succédant à celui de l’Eldorado, plusieurs demi-vérités et nombre de clichés, de mensonges collectifs se trouvent démystifiés sous l’action d’une écriture dramatique exigeante en prise directe avec les réalités les plus poignantes, les plus criantes certes, mais en même temps les plus tues, dissimulées et occultées, officiellement et médiatiquement.L’exil, la négation officielle du droit à sa langue, à sa culture, à une vie décente, la condition de la femme moderne ou traditionnelle, la précarité sociale, le harcèlement administratif ou policier, sont en fin de compte autant de facettes d’un même drame, régulièrement joué au théâtre de la domination, de l’oppression et de la xénophobie. 
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Café Tikjda.